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Réforme des AOC
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Archives septembre 2007
12/09/2007
INAO : mise en place d’une structure de suivi de l’avancement de la réforme

Courrier INAO, le 05 septembre 2007 :

Les Vignerons Indépendants de France, fortement mobilisés sur le dossier de la réforme des AOC depuis des années, a mis en place de nombreuses actions et a interpellé massivement le ministère de l’agriculture et l’lNAO sur les dangers de la réforme. Cette mobilisation de chaque instant n’a pas été vaine car Yves Bénard, Président du Comité national « Vin » de l’INAO, va prochainement mettre en place une structure de suivi de l’avancement de la réforme.

Dans un courrier du 5 septembre dernier adressé à Xavier de Volontat, Yves Bénard indique avoir pris « conscience que, pour aboutir, la réforme nécessite une information régulière et réciproque, et un dialogue entre l’Institut et les structures qui sont au plus près des professionnels pour échanger sur les difficultés qui pourraient apparaître, lever les incompréhensions éventuelles et prendre en compte toutes les suggestions pertinentes ». L’INAO semble dès lors finalement privilégier le dialogue, ce qui ne fut pas le cas jusqu’alors malgré les appels incessants des Vignerons Indépendants de France au dialogue.

Les Directeurs des organisations viticoles se réuniront ainsi une fois par mois pour assurer le suivi de l’avancement de la réforme. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un véritable Comité de pilotage comme nous le souhaitions, le dialogue s’amorce… et il était grand temps ! Notre organisation participera de manière constructive à ces réunions, en défendant farouchement le devenir des producteurs d’AOC dont 57 % sont des vignerons indépendants.


05/09/2007
L'UFC-Que choisir rejoint en partie la vision des Vignerons Indépendants de France

Communiqué de presse, UFC-Que choisir, le 05 septembre 2007 :

Les Vignerons Indépendants de France ont attentivement suivi le point presse que l'UFC-Que choisir a tenu le 3 septembre. Lors de ce point presse, l'association de consommateurs a fait des propositions sur la réforme sur la base d'une étude qu'elle a menée sur les AOC génériques comprises entre 2 et 8 euros.

La presse générale se fait une joie de reprendre ce qu'elle estime le point principal de cette étude : le tiers des vins AOC seraient indignes de porter l'appellation ! De plus, l'étude indique que :
- 40 % des professionnels estime que l'AOC ne garantit pas de minimum qualitatif ;
- 65 % des professionnels estime que l'AOC ne représente pas la typicité d'un terroir.
La course aux volumes, l'inflation des rendements, les décrets d'appellation dépassés et l'agrément laxiste sont montrés du doigt par l'UFC.

Plus intéressant pour notre action : l'association demande, pour qu'à l'horizon 2010, la réforme des AOC ait rétabli la crédibilité des AOC, que les Organismes de Défense et de Gestion de chaque appellation (ODG) écrivent les cahiers des charges en se recentrant sur la notion de terroir, et excluent les autres aspects sans lien avec la typicité (sécurité sanitaire, normes HACCP, alimentarité des matériaux, etc.). L'UFC rejoint ainsi la position mainte fois exprimée des Vignerons Indépendants de France, ce qui démontre une fois de plus le bien fondé de nos arguments.

Le communiqué complet de l'UFC-Que choisir est disponible ICI.


05/09/2007
Un encadrement trop normatif risque de tuer la diversité

Michel ISSALY, Secrétaire général des Vignerons Indépendants de France et vigneron indépendant à Gaillac, 05 septembre 2007 : 

Qu’arrive donc t’il à cette viticulture, qui depuis des années n’a cessé de se regarder le nombril tout en refusant de se développer et de s’adapter, empêtrée qu’elle est dans un système social qui lui permet encore de tenir la tête hors de l’eau. En aidant souvent les plus mauvais, elle est en train de condamner les plus performants (qui eux, ce sont souvent développé sans aucune aide) touchés qu’ils sont par cette concurrence déloyale de ceux qui n’ont fait aucun effort mais qui sont outrageusement soutenus par des subventions qui ne servent plus à aider à la compétitivité mais uniquement à la paix sociale ou à une réélection.

Je pensais que nous touchions le fond et que nous allions enfin nous relever. Non, que nenni. Au milieu de ce cataclysme, l’Etat et l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité) n’ont pas trouvé mieux pour soit disant relever le niveau de nos magnifiques AOC que de les reformer d’une manière qui risque d’enfoncer encore plus notre viticulture.

Alors que nous avons absolument besoin de nous libérer de nos chaînes pour retrouver de la compétitivité, en entrant enfin dans une logique économique, cette reforme n’est rien d’autre que normative et réglementaire. Elle va infliger des dégâts considérables au secteur viticole condamnant, par la même occasion, un certain nombre de petites entreprises qui ne pourront pas s’adapter aux nouvelles contraintes. A une époque ou l’ensemble de nos décideurs n’ont que le mot « développement durable » à la bouche, nous allons voir, dans l’indifférence la plus totale, disparaître un nombre important d’acteurs de l’enrichissement du territoire rural.

La première valeur d’un Vigneron est de transmettre à ses enfants, la terre comme il l’a trouvé.

Que va-t-on laisser à nos enfants ?

Que restera-t-il d’une des plus grande force de la viticulture Française, LA DIVERSITE ?

Diversité, qui permet aujourd’hui d’exploser le nombre de passionnés du vin. Qu’en sera-t-il demain s’il n’existe qu’un ou deux vins ? Même si technologiquement et gustativement ils sont parfaits.

Nous vivons décidemment une époque formidable !

Michel ISSALY



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